French journalists eventually figured out that online news matter. Or, at least, some of them. A new organization was launched tonight by a journalist (Sylvain Lapoix) to reboost the journalism industry online. I am really curious to see how it’s gonna work and how it might change French media. There’s a lot to be done for sure! And one day, maybe, Web journalist won’t only be hired to rewrite wired news anymore.
« Sylvain Lapoix, journaliste au site Marianne2.fr, qui envisage de créer une association pour défendre les droits de ses collègues. » Quand j’en ai parlé à Xavier Ternisien, l’idée était déjà dans un petit carton : discuté avec quelques confrères croisés en divers occasions, le projet de créer un groupe, une association ou un collectif pour réfléchir au web d’information, promouvoir ses spécificités et défendre ceux qui le font avait intéressé pas mal d’entre eux, dont certains passent énormément de temps sur Facebook, Twitter et GTalk…
L’article de Xavier Ternisien paru, j’ai reçu une jolie volée de coup de fils, mails, Direct message (Twitter), Private message (Facebook) et autres me demandant des infos sur cette fameuse « association », voire proposant d’y adhérer, bien qu’elle n’exista que dans une poignée de mails et dans le-dit papier du Monde.
Comme parfois pour les bons (ou mauvais) articles, le titre est venu en premier : le Djiin pour association pour le Développement du Journalisme, de l’Information et de l’Innovation Numérique. Derrière l’acroynme, trois grandes idées :
- Le Djiin (ou plutôt djinn dans l’orthographe classique), c’est le génie de la lampe : une fois sortie, pas moyen de l’y remettre. Certains espèrent l’éviter, passer à travers le virage technologique et continuer de prospérer sur la vente des diligeances ou des télégraphes… Manque de chance, le web est là et le journalisme ne peut plus se construire sans lui.
- Le web n’est pas qu’un support, il change le journalisme lui-même en permettant de nouvelles formes d’écritures, nouveaux modes de traitement, nouveaux rapports au lecteur… bref, un nouveau métier qui se construit sous nos yeux. Mieux vaut l’élaborer de concert que de se battre pour établir de nouvelles normes qui le figerait à peine sorti de sa bouteille.
- Contre la nouveauté et le changement, le mépris reste une arme de choix. Le web est caricaturé par tous, y compris par les médias eux-même, comme un cloaque d’où se déverserait les insultes, les rumeurs et où se déchaînerait les plus bas instincts démagogiques… Internet contient de tout et les journalistes n’y sont pas moins soucieux de la déontologie et de l’information que leurs confrères. Le web doit être défendue comme un support à part entière et les journalistes qui y officient comme les professionnels de l’information qu’ils sont.
Des discussions se sont lancées avec quelques motivés que je ne citerais pas pour l’instant respectant, contrairement à certains journalistes médias du Monde, le “off” et les éventuels désagréments que pourraient leur causer la divulgation de leur nom associé à cette initiative.
Sachez simplement que ce sont des gens que je tiens pour éclairés sur l’état du journalisme web et tout aussi talentueux que leurs confrères en papier, en ondes ou en couleurs.
« L’avenir leur appartient », concluait avec un brin de condescendance Xavier Ternisien. Tant mieux : il ne nous reste plus qu’à nous en saisir dès aujourd’hui.
P.S. : à ceux que ça amuserait, djiin.fr, djiin.com et djiin.net étaient déjà pris. Je me suis saisi, par sécurité, de Djiin.eu : c’est à la mode ! Quant au Twitter, j’ai arraché de haute lutte @asso_djiin Avis aux amateurs !



